Episode #1/7 Une éducation autoritaire empêche-t-elle les violences meurtrières ? Interview Thomas d’Ansembourg

Lors du festival pour l’Ecole de la Vie de Montpellier, on a réussi à avoir une interview avec une figure du développement personnel et de la Communication Non Violente (CNV) : Thomas d’Ansembourg !
Le son n’est pas terrible car il y avait beaucoup de monde autour de nous mais c’est quand même dans la boite… et le fonds est super intéressant !

Thomas d’Ansembourg est l’auteur du best-seller Cessez d’être gentil, soyez vrai. Après avoir été avocat, conseiller juridique et animateur d’une association pour jeunes en difficulté, il est devenu psychothérapeute, conférencier, auteur et formateur en Communication Non-Violente. Nous l’avons interviewé sur un drame dont il parle dans son livre « Du Je au nous”.

 7 courtes vidéos pour l’ensemble de cette rencontre enrichissante 😉

Première vidéo : une éducation autoritaire empêche-t-elle les violences meurtrières ?

Merci pour vos likes et vos partages !

Merci à L’agence Néo Bien-être qui a organisé ce Festival pour l’Ecole de la Vie !

Et Merci à Marie-France et Christian pour la Transcription  !

PHEH : Bonjour Thomas. Ravi de te retrouver sur le Festival pour l’Ecole de la Vie organisé par l’Agence  » Néo Bienêtre « . Je te propose d’évoquer aujourd’hui ton livre  » Du je au nous » et certains épisodes qui m’ont marqué et que j’aimerais approfondir avec toi. Tu évoques un drame qui a eu lieu en Belgique et qui est le meurtre par un adolescent d’un autre adolescent ; adolescent qui a été poignardé parce qu’il n’a pas voulu donner son lecteur MP3. Tu évoques des échanges qu’on a pu lire dans la presse entre un psychiatre d’un côté qui dénonçait la responsabilité de l’éducation avec moins de contraintes, avec moins d’autorité et plus démocratique et qui disait que, finalement si cette personne, l’assassin, avait eu une éducation plus autoritaire cela aurait peut-être évité ce meurtre. Tu fais part d’une réponse d’un père qui dit au contraire utiliser la méthode démocratique dans sa famille. Peux-tu nous rappeler le contexte de ce drame et te souviens- tu comment ça c’était passé à l’époque et comme ça s’est terminé ?

Thomas d’Ansembourg : ça date de 2006 je pense. Si je me souviens il y avait effectivement un rappel à l’ordre de la part d’un psychiatre qui rappelait le besoin de règle et d’autorité et d’autre part un père de famille lui même enseignant, disant ce n’est pas l’autorité qui va nous empêcher des passages à l’acte aussi malheureux. Ce dont nous avons besoin c’est de compréhension, d’écoute, d’amour et que nous puissions trouver ce qui fait sens pour nous et j’avais mis ça en parallèle parce que le vieux système nous invite, pour que nos enfants s’intègrent et trouvent leur responsabilité, le vieux système nous invite à les cadrer souvent à leur remettre des récompenses ou à les sanctionner par la punition ; c’est  une stratégie pour obtenir la responsabilisation. Elle a peut-être un certain bénéfice parfois mais beaucoup de maléfices et, de l’autre côté, pour obtenir responsabilisation et autonomie, il y a une autre stratégie qui est l’écoute, l’empathie et la structuration par la rencontre. L’écoute et l’empathie ne veut pas dire laisser tout faire, ça signifie qu’on invite des valeurs et qu’on vérifie si on adhère et comment on va faire ensemble pour pouvoir les vivre, et ce qui me paraissait symptomatique c’est que, un enfant qui est heureux, qui a trouvé du sens dans sa vie, qui sent de l’amour et qui a appris à s’autoréguler parce qu’on lui indique les valeurs,  il sait comment se structurer  par l’intérieur, je ne pense  pas qu’il va agresser un autre pour lui voler un MP3. Je ne pense pas. Je pense que ce geste est l’expression  d’une profonde frustration, d’un grand mal-être et d’une impression d’avoir été soi- même chosifié et quand on a été chosifié, traité comme une sorte d’objet, qui va à droite qui va à gauche, qui suit les règles sans les comprendre, et bien on devient une chose chosifiante et donc je vois un objet qui me dérange, je te tue parce que j’ai envie d’avoir ton MP3.

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