Episode #4/7 : Mon enfant ne me parle pas.

4ème vidéo de la rencontre avec Thomas d’Ansembourg, formateur en Communication Non-Violente.

Mon enfant ne me parle pas.

Merci à Marie-France et Christian pour la transcription Clignement d'œil

Merci à l’agence Néo Bien être pour l’organisation du Festival Clignement d'œil

PHEH :  Dans ce livre tu évoques les piliers pour un équilibre personnel et tu dis qu’il y a d’abord la sécurité affective, c’est ce dont on parle et il y aussi le dialogue d’être à être. On entend souvent des parents qui disent :  » Moi je veux bien parler à mon enfant mais ça n’a pas l’air de l’intéresser, je lui parle quand il rentre de l’école je lui demande ce qu’il a fait, ce qu’il a mangé à midi, ce qu’il a appris dans la journée, et il me répond de façon laconique« .

Est ce que c’est vraiment ça parler à son enfant ?

Thomas d’Ansembourg : ça ne se crée pas du jour au lendemain ce dialogue d’être à être et c’est pour ça que, dans la question précédente tu me demandais : est- ce qu’il y a des gens qui se préparent à la naissance de l’enfant ? Dans la préparation de la naissance de l’enfant il y a le fait quand même de l’accueillir avant qu’il soit là, de l’accueillir dès qu’il tressaille  dans le sein de la mère bien sûr, de lui parler déjà à l’état d’embryon, de fœtus. Déjà dans ce contact, de l’honorer, de le remercier d’être là, de créer déjà ce dialogue. Les enfants, on le sait de plus en plus par des analyses qui permettent de remonter très tôt dans la mémoire, perçoivent le climat dans lequel ils grandissent. Donc on a créé d’emblée un climat d’empathie, de lien, de convivialité de sorte que, bien sûr lorsqu’il va apparaître au grand jour, on va maintenir ce lien là et même s’il n’a pas encore la parole, on va maintenir le fait que, on tisse le lien sans arrêt , on est  en empathie avec lui, on est proche de ce qu’il ressent et donc dès qu’il aura les mots, on va maintenir ce climat et lorsqu’il rentrera de l’école il n’aura  qu’une envie c’est de partager sa journée, ses heurs et malheurs dans un climat de convivialité. Si tout d’un coup les parents veulent créer la convivialité mais qu’elle n’a  pas été là, ça va surprendre l’enfant et il va se poser des questions. Donc nous avons besoin d’en prendre l’habitude le plus tôt possible ; ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas recréer cette habitude mais ça va prendre un peu plus de temps.

PHEH : il y a des techniques j’imagine et je pense à l’Approche Centrée sur la Personne par exemple de Carl ROGERS, c’est un bon outil par exemple.

Thomas d’Ansembourg : bien sûr c’est un très bon outil. La Communication Non-Violente que j’enseigne depuis des années est  un excellent outil, la proposition de l’approche Faber et Mazlish  est très excellente aussi, « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent ». C’est une jolie proposition, très pertinente. Comment créer un climat d’écoute qui fait que l’enfant parle ? Il ne faut pas le presser de questions mais savoir créer un climat, une ambiance qui fait que l’enfant s’ouvre parce qu’il est bien.

Un commentaire


  1. Je suis bien d’accord sur le fait que c’est dans un climat de convivialité que notre enfant va avoir envie de parler.
    Chaque enfant étant différent, même dans la même fratrie, chacun aura envie ou pas de raconter sa journée dès son arrivée à la maison.

    C’est clair qu’en tant que parent nous avons envie de savoir tout de suite, mais laissons nos enfants se reposer, se restaurer, puis venir vers nous.

    Sinon, les rejoindre et être simplement côte-à-côte, partager leurs jeux, raconter une anecdote, donner le « la ».

    A l’adolescence en particulier, je laisse de l’espace à mes enfants quand ils rentrent, s’ils le désirent. Un « Salut », un sourire, éventuellement une courte conversation anodine.

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