Est- on vraiment en sécurité dans un siège-auto ?

 

Nous avons posé 13 questions phares à Brigitte Cassette sur l’éducation nouvelle. Cette vidéo est la 8ème de la série.

Cliquez ci-dessous pour découvrir « Est-on vraiment en sécurité dans un siège auto ? »

 

Pensez à vous inscrire à notre newsletter en cliquant ici pour recevoir gratuitement la suite de la série et à notre chaîne You Tube en cliquant ici.

Si vous souhaitez revoir :

N’hésitez pas aussi à partager et à cliquer sur j’aime pour nous encourager 😉

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Est ce qu’on pourrait approfondir un petit peu le besoin de sécurité qui est un besoin fondamental. Imaginons que le besoin physiologique est à peu près rempli (se nourrir, boire, être propre), on se trouve quand même souvent avec des enfants agressifs… parce que leur sécurité n’est pas assurée. Ce n’est pas une sécurité telle qu’on peut l’entendre a priori ; c’est une sécurité au sens large… Qu’est ce que ça veut dire cette sécurité ?

BRIGITTE CASSETTE : Oui, il ne faut pas mélanger sécurité et sûreté. La sûreté c’est j’attache mon enfant sur son siège bébé il est bien calé, il est en sûreté, mais il n’est pas pour autant en sécurité. Il ne faut pas mélanger les deux. La sécurité au sens de cet étage de la pyramide c’est la sécurité contextuelle c’est quelque chose qui fait que l’enfant se sent protégé par son environnement, par le contexte,  par quelque chose qui est mis en place et qui représente une certaine stabilité et donc qui est quelquefois très loin de la sûreté. Par exemple je le trouve dans les bras de ma mère ou de mon père et pas en étant ficelé sur le siège bébé. C’est ce quelque chose qui fait que l’enfant se sent tout d’un coup protégé des menaces extérieures. Sécurité qu’il élabore petit à petit et c’est vrai que beaucoup d’enfants ont besoin, mais beaucoup de personnes, ont besoin de se retrouver dans cette sécurité contextuelle pour pouvoir cheminer vers autre chose. Et cette sécurité  contextuelle elle est représentée par la constance, la constance dans le temps,  la constance dans l’environnement, la constance dans le rythme, la constance dans l’humeur, dans les  relations, c’est quelque chose, moi je fais souvent comme ça parce que c’est quelque chose qui me donne pas envie dans le sens que c’est comme ça il n’y a pas de surprise ni rien mais qui représente un socle en fait. Et c’est à partir de ce socle là qu’on va pouvoir vivre autre chose et c’est cette sécurité qu’on peut reconstruire pour l’enfant quand il en manque à partir de justement de quelque chose qui est très harmonieux qu’on peut deviner (on sait ce qu’on va faire demain). Tout ça, c’est la sécurité contextuelle. Une fois qu’on aura cette sécurité, on va pouvoir la lâcher c’est à dire qu’on n’aura plus besoin de cet environnement parce que notre énergie va aller construire ailleurs. On l’a eu, c’est intériorisé.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : J’aime bien l’exemple de la ceinture de sécurité. Finalement cette sécurité quand on met l’enfant dans un siège auto on respecte la loi (et bien sûr il faut le faire) mais est-ce que c’est vraiment sa sécurité à lui, est-ce son besoin de sécurité qu’on est en train de nourrir ?

BRIGITTE CASSETTE : Il  est en sûreté.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Oui mais finalement son besoin c’est une sécurité émotionnelle. Ce n’est pas une sécurité objective qui n’a rien à voir avec une sécurité émotionnelle. Si j’ai un choc même faible avec ma voiture, objectivement s’il n’a pas la ceinture il peut être blessé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *