Et l’apprentissage de la frustration alors ?

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Nous avons posé 13 questions phares à Brigitte Cassette sur l’éducation nouvelle. Cette vidéo est la 5ème de la série.

Cliquez ci-dessous pour découvrir la réponse à la question :

Et l’apprentissage de la frustration alors ?

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PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Je te pose la question parce qu’on retrouve souvent dans les livres, la distinction entre besoin et désir. Pour les parents qui sont là face à une crise d’un enfant quand il y a de l’émotion qui sort comme ça, on se dit « bon, est-ce que c’est vraiment un besoin ? Est-ce que c’est un désir ? » On se pose cette question mais je trouve que la distinction n’est pas pratique. La mise en œuvre est difficile ; on n’arrive pas à dire si c’est un besoin ou un désir. On n’arrive pas à distinguer les deux. C’est pour cela que je me dis que s’il y a des pleurs importants, il y a forcément, il me semble, quelque-chose à nourrir qui n’est pas que de l’ordre du désir un peu volage, un peu superficiel. C’est bien qu’il y a quelque chose qui touche l’enfant et auquel il faut qu’on réponde.

BRIGITTE CASSETTE : Pour moi, c’est lié à tout ce discours qui a eu vent à un certain moment et qu’on peut encore entendre dans certains milieux psy classiques : « il faut apprendre à l’enfant la frustration ». Mais pas la frustration quant à ses besoins ! L’enfant ne doit pas être frustré de la nourriture de ses besoins. Sinon il ne va pas grandir. Il ne faut pas mélanger : je vais résister à mon enfant qui veut le bonbon. D’accord mais ce que je vais surtout entendre c’est ce petit être qui est en souffrance, parce qu’il a besoin d’amour, de reconnaissance…et ça ne je vais surtout pas le frustrer. C’est à dire que je vais pouvoir dire non au jouet, non au bonbon mais ce que je vais faire c’est que je vais mettre en place quelque chose pour le nourrir dans son besoin d’amour, dans son besoin de reconnaissance et si je ne le fais pas, là, c’est grave parce que de ce fait là mon enfant ne va pas pouvoir grandir en étant lui-même. Il pourra grandir. Mais pas dans une belle vie, dans une vie où il s’accomplit lui où il sait faire profiter tous les autres ce qu’il est vraiment.

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