Et pour les tout petits ?

Nous avons posé 13 questions phares à Brigitte Cassette sur l’éducation nouvelle. Cette vidéo est la 11ème de la série.

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PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Là on parle des enfants, des adolescents… Est ce qu’on peut faire un petit éclairage sur les tous jeunes enfants, les nourrissons en fait. Là on parle de figure d’attachement quand on parle de sécurité contextuelle ça peut être intéressant de voir ça sous l’angle de la théorie de l’attachement qui montre l’importance des personnes qui vont entourer l’enfant dans les premiers jours, les premières semaines, les premiers mois de sa vie. Comment ça se passe la sécurité contextuelle dans les premières  heures de sa vie.

BRIGITTE CASSETTE : Je ne vais pas dire dans les premières heures de la vie parce que d’après Bowlby qui a travaillé sur cette notion d’attachement et de figure d’attachement, pour lui, elle se construit plutôt vers 5-6 mois dans le sens où l’enfant consacre d’abord son énergie à ses besoins physiologiques et ensuite il va travailler, « travailler » pour l’enfant c’est peut être un mot un peu grand, mais il va finalement mettre son énergie dans la sécurité contextuelle. Et c’est là où il commence à rechercher la personne qu’il peut associer à sa protection : il pleure, il y a un visage, une personne, une énergie qui vient et à chaque fois que cette énergie vient, il se rend compte que ça va mieux. Donc elle le protège. Il a les fesses mouillées cette personne vient, et ça va mieux. Et donc il l’associe à la protection. Cette figure d’attachement ce n’est pas nécessairement la personne qui le nourrit, c’est la personne qui lui amène un environnement énergétique qui est sécurisant en fait. Et ça va passer par plein de choses : ça va passer par les soins effectivement parce qu’en le soignant il est protégé du fait d’avoir mal, mais ça va passer aussi par un environnement social quand le parent fait « zou zou zou qu’il est mignon oh qu’il est mignon », tout ça crée une atmosphère de relations sociales, une atmosphère sécurisante en fait et c’est cette figure d’attachement qui finalement crée le contexte de sécurité contextuelle. L’enfant va s’attacher à cette figure là, à 2, 3 figures comme ça qu’il associe à la protection et qu’il associe donc à la sécurité contextuelle. Et si il y a des manques au niveau de cette figure pour plein de raisons possibles : des parents absents pour des problèmes physiques par exemple, le bébé qui est enlevé parce qu’il ne peut pas rester avec les parents, une maman dépressive qui n’est plus dans le regard, qui n’est plus dans la présence, si il y a des difficultés à ce niveau là, de ce fait là, l’enfant ne trouve pas cette sécurité contextuelle. Il va donc avoir des manques par la suite parce qu’il ne peut pas intérioriser quelque chose et de ce fait là, il va avoir des manques et il va falloir reconstruire cette sécurité contextuelle plusieurs années de suite parce qu’il ne l’aura pas trouvée au départ et il ne l’aura pas intériorisée comme sécurité intérieure.

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