Intègre et authentique, Léandre Bergeron vit sa définition de la liberté !

Léandre BergeronAujourd’hui, on partage avec vous une rencontre avec Léandre Bergeron.

Léandre Bergeron est un phénomène !

Un personnage assez hors du commun qui a une vraie confiance en lui. Un personnage authentique. On a le sentiment quand on le rencontre de quelqu’un qui est sur son chemin de vie, bien à sa place.

A la quarantaine, il s’est retiré avec sa famille à la campagne et a progressivement retapé une ferme avant de se reconvertir en boulanger. Il a déscolarisé ses enfants dans les années 80.

Il incarne des valeurs qui tournent autour de l’autonomie, l’authenticité et une certaine forme de liberté.

A plusieurs titres c’est un pionnier : un pionnier de la déscolarisation ; mais aussi il a trouvé une façon innovante de contourner les problèmes réglementaires.

liés à la commercialisation de son pain fabriqué à l’ancienne.

Je vous souhaite une bonne vidéo et à bientôt sur « parents heureux enfants heureux » pour une vie de famille plus heureuse et plus vraie.

Vous pouvez aussi écouter le podcast en cliquant sur le bouton play ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Bonjour  Léandre, merci d’être avec nous.

LEANDRE BERGERON : C’est avec plaisir

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Léandre a déscolarisé ses enfants très tôt. Il a eu une expérience innovante et courageuse dans les années 80. Vous avez eu cette expérience qui a été expliquée dans de nombreux livres et également un film très intéressant qui sont en lien sur le blog. Ce que j’aimerais qu’on partage aujourd’hui, c’est qu’elle est la différence entre l’éducation que vous avez …

LEANDRE BERGERON : Subie ?

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : oui subie peut être ; puisque vous êtes né en 1933 et quand on lit Alice Miller qui est une psychanalyste qui a étudié la pédagogie noire, elle fait référence à des textes qui sont assez stupéfiants aujourd’hui. Donc comment diriez-vous que vous avez été éduqué, élevé dans les années 30 ?

LEANDRE BERGERON : C’était la vieille tradition : d’abord obéir aux parents qui sont l’autorité. Du coté de ma mère qui était auvergnate, c’était l’autorité, la gifle, l’agression même physique, dans la bonne tradition française. Du côté de mon père qui était d’origine québécoise, il a adopté ça aussi. C’est certain que la fessée existait. Cette violence physique existait. Je ne l’ai pas trop subie moi-même parce que j’étais très bon garçon. Par contre mon frère qui était plus négligeant, « va comme j’te pousse », lui, en recevait un peu plus. C’était pas une violence qu’on ne pouvait pas absorber mais c’était une violence inadmissible qu’aujourd’hui on rejette complètement, ça va de soit. Mais ensuite il fallait obéir. Tout ce qu’on nous apprenait c’était l’obéissance. Or, justement c’est surtout parce qu’il faut faire ! L’école nous enseigne d’abord l’obéissance. On ne veut pas des enfants obéissants à toute autorité. On veut avoir des enfants libres ! Comme nous mêmes on devrait être libres. On ne l’est pas parce qu’on a subi nous même cet autoritarisme. Idéalement on devrait tous devenir des êtres souverains. Un être souverain c’est quelqu’un qui reconnaît l’autorité de personne et qu’on respecte comme tel. A ce moment là, on n’aurait même pas besoin de gouvernement ou peut être une petite administration. Pour revenir à mon éducation c’était ça ! Et mes parents, catholiques, catho, catho, il fallait autant que possible avoir des enfants qui se retrouvent dans le clergé. Ma sœur aînée est rentrée en religion à 16 ans. Pour moi elle est morte à 16 ans hélas. Elle n’est pas morte physiquement mais mentalement pour moi elle était plus là… Là ils ont dit Léandre, qui est gentil, il va être missionnaire et peut-être qu’il sera évêque un jour et alors la famille qui a un évêque oh là là !. Ils avaient tous ces rêves pour moi mais ils ne m’avaient pas demandé et à 12 ans j’étais pensionnaire chez les pères oblats de Marie immaculée de Saint Boniface MANITAUBA et j’étais pensionnaire à 1 km 1/2 de chez moi. Vous imaginez ce que ça fait ? Je pouvais aller le dimanche dans ma famille porter mon linge sale et repartir avec du linge propre ; j’avais 2 heures. J’ai trouvé ça un peu injuste parce que le dimanche d’habitude c’est le grand repas, on s’amuse et puis on se relaxe un peu. Mais voilà, je me retrouvais dans un cadre tout à fait religieux, l’enseignement du latin, les prières, la confession, le régime d’un futur prêtre. Je l’ai enduré pendant 4 ans. Mais arrivé en 4ème année, j’étais un petit peu rebelle puis là j’ai eu la violence des curés. Le préfet de discipline m’a appelé et m’a donné ce qu’on appelait la « strape », 5, 6 coups avec une lanière. Mais je n’ai pas pleuré. Ils pensaient qu’ils allaient me faire pleurer. Non, non !

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Effectivement quand on relit les manuels d’éducation du XVIIIème et jusqu’au début du 20éme siècle, une trentaine d’années avant que vous naissiez, c’est stupéfiant. D’abord l’ordre, il fallait être rangé. Et en numéro 2 « l’obéissance absolue aux parents et aux personnes responsables et l’approbation de tout ce qu’ils font. Cette obéissance revêt une telle importance que l’éducation n’est rien d’autre que l’obéissance. ». Ca vous parle ça ?

LEANDRE BERGERON : Ben oui !!! C’est l’objet de toutes mes interventions. Parce-ce que, pour moi, l’école apprend l’obéissance et tout le reste est très secondaire. Ils apprennent beaucoup à l’école mais ils oublient rapidement, les jeunes. Trois semaines après l’examen ils ne se souviennent d’à peu près rien. Alors, pourquoi ? C’est l’abrutissement ! Simplement pour qu’ils obéissent, c’est la seule voie.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Alors Léandre, en 1933,…en plus ce ne sont pas des dates faciles, en EUROPE en tous les cas (l’arrivée d ‘HITLER), avec ce passé, ces habitudes d’éducation qui ont au moins 200 ans…

LEANDRE BERGERON : Je vous donnerai la date exacte : l’école obligatoire a été créée en Prusse en 1713 dans le pays le plus militariste d ‘EUROPE.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : comment avez-vous fait, à l’époque, alors que les traditions étaient beaucoup plus lourdes qu’aujourd’hui, pour avoir ce courage extraordinaire ? Quand-même, il y a bien eu un élément déclencheur qui a fait que vous avez réussi à briser ces chaines ?

LEANDRE BERGERON : J’étais un bon enfant avec une grande sensibilité il y a des choses qui me choquaient un peu. Ah, j’ai eu hélas l’habitude d’être bon en classe et puis j’arrivais souvent premier. Et là je sentais que j’étais exclu du groupe, il y avait des jalousies, c’est aberrant. Il y a des gens qui me rejetaient, voulaient me faire mal, me donnaient des coups de pied. Bon d’accord j’arrive premier mais pourquoi est ce qu’on m’agresse ? C’est à cause de ça ? Ca n’a pas de sens ces contradictions là. Je les vivais dans ma chair et puis justement à la fin de cette 4ème année de « juniorat » j’ai dit à mes parents : non, il n’est pas question que j’y retourne ! J’étais révolté et je ne voulais pas y retourner. J’y retourne pas un point c’est tout ! J’ai dit NON. Mes parents étaient humiliés, ils m’ont dit « c’est toi même qui va aller dire au Supérieur que tu ne retournes pas.» J’ai dit OUI je vais le faire ! Là il y a quelque chose qui se passe. Je l’ai fait. A partir de ce moment là, j’ai senti que mes parents n’avaient plus aucune autorité sur moi parce que je venais de faire un acte courageux qu’eux n’osaient pas faire.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Quel âge aviez vous ?

LEANDRE BERGERON : 16 ans.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : vous en avez profité pour faire n’importe quoi ?

LEANDRE BERGERON : J’en ai profité pour ne pas retourner au « juniorat » et aller au collège des jésuites qui était un peu plus libéral, enfin un peu mieux. Mais là mes parents n’avaient plus aucune autorité sur moi et vis à vis des profs c’était la même chose. Si je vous racontais les histoires…

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Si on en revient à la déscolarisation donc, il y a eu cet acte très courageux à 16 ans. Mais après vous avez un peu récidivé. Vous étiez vous-même scolarisé puisque vous étiez prof, à l’université et vous vous êtes vous-mêmes déscolarisé avant de déscolariser vos enfants ! C’est un peu…révolutionnaire ?

LEANDRE BERGERON : Oui, oui même dans l’enseignement, j’avais enseigné au niveau secondaire au Manitoba et là je sentais que je faisais un travail de policier et quand j’ai eu une bourse du gouvernement français pour aller étudier à AIX EN PROVENCE j’ai sauté sur l’occasion. Et là j’ai connu LA France de l’époque qui était assez fermée.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : plus que le CANADA ?

LEANDRE BERGERON : Ben oui ! En FRANCE vous avez tout un passé très lourd et puis vous avez été impérialiste, la FRANCE a eu des colonies… Tout ça c’est pesant chez vous. Il y a eu mai 68, il y a eu des grands changements enfin disons que pour moi c’est un grand bouleversement de découvrir la FRANCE à ce moment là. Mais c’était merveilleux, ça m’a ouvert ; les contextes politiques, la guerre d ‘ALGERIE. Vous comprenez qu’à AIX quand les pieds noirs sont rentrés au pays, c’était quelque chose en 63 quand je suis justement revenu pour publier ma thèse…

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Donc ma question est de savoir si votre témoignage peut inspirer des gens qui peuvent se poser des questions aujourd’hui. Donc dans les années 80, vous décidez de déscolariser vos enfants…Vous étiez seul à faire ça ?

LEANDRE BERGERON : Absolument ! J’étais convaincu parce que moi l’enseignement à l’université où j’enseignais la littérature et je me disais « qu’est ce que je fous là » ? Tout le système, pour moi, presque toutes les instituions sont essentiellement des nœuds de vipère… les compétitions, les luttes pour des postes… C’est tout ce grenouillage qui m’écœure et toutes les institutions scolaires sont minées par cette espèce de concurrence, cet égoïsme. Des nœuds de vipères ! Et j’étais content de quitter l’université et de me retrouver à la compagne. En ce temps là j’ai participé un peu à certaines activités de regroupement paysan là bas mais ça c’est marginal.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Mais alors si on parle de « vivre sans éduquer » c’est le thème de votre tournée en Europe ? Quand on revient aux textes de l’époque sur l’éducation du début du 20ème siècle, je lis encore un extrait de l’ouvrage d’Alice MILLER : « à l’école en particulier, la discipline doit passer avant l’enseignement. Il n’est pas principe pédagogique plus fondamental que celui selon lequel les enfants doivent être éduqués avant de concevoir un enseignement. Il peut y avoir discipline sans enseignement [pas de problème], mais il n’y a pas d’enseignement sans discipline ». Vous, vous dites « NON : éduquer » Aucun intérêt. On peut vivre sans. Mais alors qu’est ce qu’on fait ? Je veux dire, c’est comme si on enlevait le tapis sous les pieds !

LEANDRE BERGERON : Mais oui ! Un tapis pourri ! Parce qu’il nous rend esclave de l’autorité puis l’autorité veut dire des gens qui obéissent aussi ! C’est la contrepartie évidemment. Quand même, on n’est pas ici sur terre pour être obéissant. On n’est pas ici sur terre pour obéir à l’Etat, c’est une aberration. Qu’est ce que c’est ça ? Si tout le monde était souverain ça changerait. J’ai eu certaines luttes à mener justement pour l’histoire du pain le ministère me disait qu’ils allaient brûler tous mes pains parce que je n’étais pas encadré. J’ai mené une lutte et j’ai gagné ! J’ai fais du pain dans ma cuisine pendant 30 ans et aujourd’hui ils disent : non t’es pas encadré t’as pas le droit. Qui vous êtes vous ? Justement parce qu’on est tellement soumis on a été tellement éduqué. Eduquer, c’est ça : être soumis. Ca en est renversant A un moment donné quand on se rend compte qu’on devient conscient de ce système. Il y en a qui profitent de l’autorité pour exploiter les autres pour des raisons personnelles, financières, tout ce qu’on voudra. C’est un monde fou puis on voit le résultat ! C’est un désastre actuellement dans le monde et on va vers la destruction de la planète à cause de tous ces nœuds de vipère.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Vous parliez tout à l’heure des châtiments corporels qui étaient monnaie courante encore au début du siècle. C’est vrai que là encore on pouvait lire que « l’emploi précoce et énergiques des châtiments corporels est le fondement même de toute véritable discipline car c’est avant tout le pouvoir de la chair qui doit être brisé ». A l’époque clairement, l’être humain était naturellement mauvais…

LEANDRE BERGERON : Oui : C’est toute l’idéologie judéo-chrétienne. Il y a un Dieu qui nous observe, qui nous châtie. C’est de la mythologie tout ça on la subit. La culpabilité : il faut se sentir coupable d’être là. On a un péché originel ! C’est aberrant tout ça. Je suis né sale, j’ai de la sexualité mais ça c’est déguelasse…Toute cette histoire là c’est aberrant

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Aujourd’hui, on est moins dur, on affiche plus notre sensibilité ; l’obéissance est moins la valeur première qu’à l’époque. Mais est ce que vous avez l’impression que ce genre de texte est totalement anachroniques ?

LEANDRE BERGERON : Mais pas du tout ! Parce qu’il y en a encore beaucoup qui sont violents avec leurs enfants. Des gifles, des doubles gifles ! Mais ça existe encore cette violence vis-à-vis les enfants ?! Ca se perpétue encore, parce que les grands parents étaient violents…Mais là on sent qu’il y a vraiment, un grand changement. En Amérique aussi quand on entend qu’un enfant a été battu c’est l’horreur. Il est conspué ce parent là.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Et pourtant en France, en 2009, Edwige ANTIER a essayé de faire passer une loi contre la violence envers les enfants et cette loi a été ridiculisé totalement, par les médias qui ont été bien relayés par le public. Finalement, les enfants, ça peut paraître une cause qui n’est pas à défendre, en tous cas en termes de violence. On voit que proposer une loi contre la violence physique envers les enfants, c’est un sacrilège…

LEANDRE BERGERON : Mais oui parce que ça mine l’autorité et ceux qui sont autoritaires se sentent très menacés. Avec raison ! Et on va gagner ! On s’en va dans nos sociétés un peu plus avancées vers une plus grande liberté mais il y a tous les éléments qui essaient de nous en empêcher évidemment. Les médias hélas sont souvent entre deux. Même au QUEBEC c’est certain que ma façon de voir l’éducation n’est pas trop répandue. Il y a des regroupements qui se font, je les vois, on discute de ça. Je reçois des courriels sur « la condition scolaire me force à ceci ». Tenez-vous debout ! Allez foncez ! Refusez ! La lutte n’est pas finie à ce niveau là. Mais il faut la faire différemment la lutte. Il ne s’agit pas de s’opposer agressivement ; au contraire. Par exemple, quand une autorité quelconque veut m’imposer quelque chose, je leur dis : n’oubliez pas  que c’est moi qui paie votre salaire ! Oui oui. C’est moi et quelques autres qui payons votre salaire. Est-ce que vous pouvez être gentil avec moi, me parler comme il faut ? Il ne faut ne pas avoir peur, se tenir debout. On comprend ce que vous faites, vous êtes dans un système qui m’oblige…

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Est ce que cette posture, cette attitude, cette vie anti-pédagogique, est-ce que vous comprenez qu’elle puisse générer de l’angoisse chez ceux qui sont confrontés à ça ou un refus intellectuel de ceux qui se disent que les enfants sont très bien à l’école ?

LEANDRE BERGERON : Oui, on le rencontre systématique. Certains ne veulent rien savoir de ça, parce qu’eux même sont insécurisés. Maintenant, il y a ceux qui commencent à se questionner en se disant : est ce que je suis capable ? Est ce que, est ce que ? C’est un cheminement et c’est bien cette interrogation. Il faut que les gens deviennent plus autonomes. Justement dans ma dernière publication, je parle de la quarantaine qui est une année charnière : on a fait ceci, on a fait cela, on se pose souvent de très grandes questions. C’est ce que moi j’ai fait, j’ai orienté ma vie. C’est fantastique ! Qu’est-ce que je serais aujourd’hui ? Un petit professeur bedonnant à la retraite…Jamais ! On ne peut pas me parler de retraite. C’est un terme militaire, refuser le combat…Pour moi, la retraite, ça n’existe pas. Je crèverai au boulot mais certainement pas à la retraite.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Pour aider ces quarantenaires hésitants qui se posent des questions, on voit bien quand on s’intéresse à la déscolarisation, au fait de ne pas aller à l’école, aux apprentissages autonomes, on voit facilement l’intérêt des enfants : la liberté, apprendre naturellement etc. Donc l’intérêt des enfants, on le voit bien et vous le décrivez bien. Mais quel serait l’intérêt des adultes ? Quel intérêt ont les parents de se sortir du système ? C’est déjà difficile pour eux, la vie est compliquée le boulot, le travail, tout ça !

LEANDRE BERGERON : Oui justement ! Une bonne raison d’en sortir ! La vie moderne est un esclavage incroyable c’est certain. Il faut acheter de l’assurance, il faut ci, il faut ça, il faut se payer des vacances, on part en vacances. Moi je suis toujours en vacances. « Tu prends des vacances ? » me demande-t-on. Ben non, je n’ai pas besoin de vacances, je suis bien où je suis. Et puis l’avenir, je ne fais aucune projection ; je peux me faire tuer demain matin j’ai un accident de voiture tout cela est possible. C’est une attitude vis à vis de la vie. D’abord, se libérer des peurs que l’on peut avoir.

On sait qu’on va mourir, et ça, ça cause une très grande peur……C’est une peur qu’il faut régler autant que possible. Les peurs il faut les voir en nous. Très souvent on n’est même pas conscient des peurs que l’on a et on les laisse on les regarde pas ; je crois qu’on essaye de dire que ça n’existe pas … Au contraire on prend ces peurs là et on les embrasse comme des pauvres bébés qui ont été maltraités : qu’est ce que c’est ? Pourquoi tu as peur, petit ? Qu’est ce qui va t’arriver ? Moi aussi j’ai eu mes moments de peur parce que les autorités voulaient me coincer mais je n’ai pas nourri ces peurs là. Je les regardais et je disais : ben toi, tu me mets dans une triste situation ; allez viens ! Je t’embrasse je te serre fort ma petite peur. Puis les peurs disparaissent facilement comme ça. Et oui, une fois qu’on se débarrasse de la peur de la mort en particulier, quand on voit la nature : c’est un cycle, mort, naissance, mort, naissance, Tout ça c’est un tout !

Et puis quand on peut se libérer de la peur on peut vivre le présent. C’est la peur qui nous empêche de vivre le présent. Pour moi, le passé c’est plus là ! Rien à faire c’est le présent immédiat qui est important. Je ne projette rien, je n’ai aucun rêve, rien du tout. Je vis l’instant présent et à ce moment là, tout est bien, on est content d’être là ou on est, on n’a pas besoin de vacances, on n’a pas besoin d’une fortune, on n’a pas besoin d’amasser des biens. Et l’image de soi même, on s’en libère complètement. C’est ça qui est important.

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Merci beaucoup Léandre.

LEANDRE BERGERON : Ca m’a fait plaisir !

PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX : Merci pour ce partage. On retrouvera toutes les références concernant vos ouvrages, le film, etc. sur le blog PARENTS HEUREUX ENFANTS HEUREUX.COM. Très bonne continuation et à bientôt !

LEANDRE BERGERON : Et ben je lâche pas, moi ! Merci.

 Les liens vers les ouvrages de Léandre Bergeron :

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