La ferme des enfants, une pédagogie de la bienveillance, Sophie Bouquet-Rabhi

La ferme des enfants Sophie Bouquet RabhiSophie Bouquet-Rabhi, fille du célèbre agriculteur bio, essayiste, poète, fondateur du mouvement colibri a crée en 1999 une école de la bienveillance sur sa terre natale, en Ardèche.

La Ferme des Enfants est un lieu avant tout de respect et de confiance envers l’enfant.

Inspirée de la pédagogie de Maria Montessori mais aussi d’A.S.Neill (libres enfants de Summerhill), de Steiner ou de Freinet, l’école est un éco-système qui permet à l’enfant de développer son potentiel sans entrave. Les maîtres mots sont confiance, amour, respect, écoute, compréhension et liberté.

L’œuvre de Sophie Rabhi est allée au-delà de la création de l’école, puisqu’en 2003, un lieu de vie, un éco-village, le Hameau des Buis, s’est construit autour de cette école. Des personnes du monde entier, d’horizons, de cultures, de classes sociales totalement variées sont venues offrir ce qu’ils pouvaient pour voir émerger ce lieu de vie communautaire basé sur l’échange, la coopération, le respect de la nature, de soi et des autres, et le lien intergénérationnel !

Le Hameau des Buis (l’écovillage) et la ferme des enfants (l’école) sont des lieux expérimentaux mais bel et bien concrets et réels. En pratiquant l’écoute de soi et de l’autre, la méthode de communication non-violente fondée par Marshall Rosenberg, la bienveillance et le respect de l’enfant, les acteurs de ce lieu sont les pionniers d’un monde respectueux de notre planète et de chacun d’entre nous.

«  Ayant fréquenté le Hameau des Buis, l’enfant n’ignore plus ce que sont des toilettes sèches ni pourquoi elles sont préférables aux toilettes à eau, il sait ce qu’est l’agroécologie et en connaît les avantages, des maisons isolées en bottes de paille et enduites à la terre sont une évidence, et il ne s’interrogera ni devant un panneau solaire, ni devant un système de phytoépuration. Ce qui parait rare et surprenant dans la vie conventionnelle devient, pour l’élève de la Ferme des Enfants, une évidence fondamentale qu’il intègre à ses données personnelles tout à fait naturellement. Nous savons, par cela, que nous avons semé les graines du changement et qu’elles pousseront en leur temps, lorsque l’heure sera venue de généraliser les modes de vie écologiques. »

A travers ce livre, l’auteur narre l’histoire de cette école et aussi son histoire personnelle. Comment a-t-elle réussi à devenir une mère et éducatrice bienveillante, à l’écoute des enfants alors qu’elle était sous l’emprise de fortes émotions ?

La première partie de ce livre, l’étincelle, explique la prise de conscience de l’auteur, inspirée entre autre par Krishnamurti et les convictions qui ont guidé ses actes.

La deuxième partie du livre, l’enfant, reprend les pratiques à mettre en place pour accueillir et accompagner un enfant de manière aimante et respectueuse (naissance, premières émotions de l’enfant, l’enfant explorateur du monde, la bienveillance).

La troisième partie du livre est consacrée à l’école, la Ferme des Enfants (la création, une journée à l’école, les apprentissages, les ateliers, l’écologie appliquée, faire confiance à l’enfant, l’autorité)

Enfin la dernière partie concerne la pédagogie de la bienveillance en pratique (travailler sur soi, les besoins de l’enfant, favoriser l’autonomie, communiquer avec respect, une structure organique, quels enfants laisserons-nous à la planète ?).

Ce que j’ai aimé :

J’ai beaucoup aimé le contenu, le projet magnifique, inspirant et optimiste de cette école et de ce lieu de vie. J’ai aimé la vision sociétale et humaniste qui découle de ce projet. J’ai adoré la pédagogie mise en place au sein de l’école, le rôle de chacun et la place accordée à l’enfant. Une utopie devenue réalité.

Au-delà du fond, le style est admirable et m’a donné envie d’apprendre à écrire le français 😉

Ce que j’ai retenu :

«  Nous ne sommes pas au bout des transformations nécessaires pour accéder à une plus grande cohérence de vie, mais nous sommes en chemin. Les projets que nous menons ne sont pas parfaits ni idéaux, ils sont simplement de plus en plus humains. Le point de départ de notre action est un changement de regard sur l’enfant, donc sur nous-mêmes, sur notre humanité. Celui-ci implique la remise en question sans concession des habitudes que l’histoire nous a laissées en héritage pour laisser la place à de nouvelles intentions, issues non plus de nos conditionnements mais de notre nature profonde. »

Ce que j’ai préféré :

« En faisant évoluer ma conscience, le sentiment de sacrifice a laissé la place à la joie d’accomplir la plus sacrée des missions, celle de m’offrir au temps présent pour nourrir l’enfant de mon attention. Répondre à ses besoins constitue une expérience initiatique à travers laquelle l’égo et les ambitions personnelles peuvent être transcendés au profit des processus de vie. »

Cet ouvrage n’est pas illustré mais vous pouvez aller voir le site du hameau des buis (http://la-ferme-des-enfants.com) pour le voir de vos yeux. Des visites mensuelles sont organisées !

Je recommande ce livre

Je suis ressortie de ce livre avec un formidable sentiment d’espoir, d’optimisme et une envie d’œuvrer. Alors je recommande ce livre :

– à tous ceux qui s’intéressent à la pédagogie, l’école ou les apprentissages

– à tous ceux qui souhaitent voir évoluer le monde vers plus de paix, d’harmonie, de sérénité et de bienveillance

– à tous ceux qui s’interrogent sur leur rôle de parent

– à tous ceux qui veulent voir le monde bouger et qui cherchent des pistes pour passer à l’action.

Pour acheter le livre sur Amazon :

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6 commentaires


  1. Ça semble intéressant ! Merci beaucoup pour le partage. 🙂 J’essaierai de me le procurer. A+

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    1. Pourquoi inciter les gens à acheter via un multi national tel qu »Amazon, il y a des librairies locales jamais très loin et la différence de prix est négligable.
      Les commerces locales font parties d’une écologie de vie et d’enréchissement d’environnement proche, local/local, comme pour les légumes et les fruits – Bonne journée – Félix

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      1. Bonjour Félix,
        Chacun est bien évidemment libre d’acheter où il veut et de favoriser les commerces de proximité. Comme indiqué dans la page ressources du blog, je touche une modeste commission si mes lecteurs commandent les livres via Amazon, ce qui m’encourage à poursuivre le blog. Comme mes lecteurs sont présents dans le monde entier, je ne peux malheureusement pas faire de partenariat avec chaque librairie et Amazon s’y prête bien !
        Bonne journée,
        Alexandra

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