PAPAOUTAI ?

« Tout le monde sait comment on fait les bébés, mais personne sait comment on fait les papas »
Stromae

Papaoutai Stromae

La semaine dernière, une amie formatrice en parentalité téléphone à mon mari.

Elle préparait une réunion sur le thème de la paternité intitulé : « la place du père ».

Dans le cadre de ses recherches, elle souhaitait avoir quelques témoignages avant d’animer une conférence sur la place des pères, leurs difficultés, leurs relations avec leurs enfants… La conférence était organisée par une association bien implantée et reconnue localement.

Sujet passionnant, elle était très enthousiaste et il me tardait d’avoir son retour d’expériences.

Je saisis l’opportunité dès que je la revis :

« Alors, ta conférence sur la place du père : comment ça s’est passé ? »

Devinez combien il y avait de père ? : 20, 50, 100, 300,2…

Zéro ! Il y avait zéro père !

Place du père

« Ah sacré papa, dis moi où es-tu caché ! »

Stromae

Appel à témoignages !!!!!!

Messieurs :

● Que ressentez-vous en lisant ce chiffre ?

● Quel est votre avis sur la question ?

● Où êtes-vous messieurs ?

● Comment vivez-vous votre rôle de père ?

● Comment accompagnez-vous vos enfants ?

● Avez-vous le sentiment que les pères ont démissionné ?

● Participez-vous à l’éducation des enfants ?

● Comment vous impliquez-vous sur le plan relationnel et émotionnel ?

Mesdames :

● Et vous mesdames, quelle est la place du père dans votre famille ?

● Comment le père de vos enfants a-t-il trouvé sa place ?

● Est-il tout simplement présent ?

S’il vous plaît répondez ! Et demandez à vos amis de répondre ! Montrez-nous que vous êtes là !

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9 commentaires


  1. Bonjour,

    J’aime beaucoup vos articles, très positifs et qui remettent en question l’éducation « traditionnelle »…..
    J’ai élevé mes deux enfants seule, ils sont maintenant grands (23 et 21 ans).
    J’ai décidé de quitter leur père lorsqu’ils étaient très petits (2 et 4 ans) parce que justement, celui-ci ne voulait pas remettre en question ses propres schémas éducatifs, ne souhaitant que reproduire ce qu’il connaissait, c’est plus simple et ça évite de se « prendre la tête »….
    Cependant, dès notre premier enfant, j’ai pressenti les problèmes à venir : manque d’investissement de sa part, sur-investissement de ma part, la relation avec sa propre mère, conflictuelle, ce qu’on attend des enfants…..
    Ca n’a pas toujours été facile de gérer seule le quotidien, de prendre seule toutes les décisions (le père a vite « refait sa vie » et s’est éloigné de ses premiers enfants), je parle là de l’orientation scolaire, des activités diverses, des RV avec les enseignants, des vacances, de l’éducation au « bien manger », du moment de l’adolescence….. la vie est parsemée d’épreuves et d’embûches 😉
    Heureusement je suis moi-même enseignante, les horaires et vacances étaient donc plutôt bien adaptés 😉
    De mon côté, j’ai souffert de l’éducation que j’ai reçue, c’est pour cette raison que je ne souhaitais pas reproduire ce schéma.
    Je n’attendais rien de mes enfants ; je n’attendais pas qu’ils aient un « bon métier », obtenu grâce à de belles études, valorisantes pour les parents, afin de leur assurer aussi une retraire dorée… Loin de moi ce genre d’idées !
    Je voulais juste que mes enfants soient HEUREUX, heureux d’être des enfants et de profiter de leur insouciance d’enfant, qu’ils aient le choix de leur orientation professionnelle, sachant qu’ils ne choisissent pas un métier « pour toute la vie », que tout est possible à partir du moment où on y croit.
    Je leur ai offert la vie, et j’ai voulu et je veux encore qu’ils soient épanouis dans leur vie.
    Les « schémas » ne valent rien, ils ne sont que des schémas.
    C’est à chacun de nous, parents, de trouver les bonnes « recettes », si on a à coeur l’épanouissement des personnalités de nos enfants, afin qu’ils trouvent leur voie, même si celle-ci est peu conventionnelle.
    Je ne peux pas dire aujourd’hui si j’ai réussi dans cette tâche : j’ai fait ce que j’ai pu, avec les moyens que j’avais….
    Ma fille, l’ainée, a fait les choses un peu à l’envers, Bac puis CAP, puis BTS. Alors qu’elle était très indisciplinée dans le cadre scolaire, qu’on voulait l’envoyer dans des voies de garage…. actuellement elle semble pouvoir choisir l’endroit où elle aimerait travailler, elle n’a pas de difficultés à trouver du travail (mais n’a pas peur de bouger, quitte à s’expatrier)….Elle a l’air épanouie.
    Mon fils, le cadet, très doué à l’école, trop doué même, et très discipliné, a abandonné ses études en fac de langue ; ce n’était pas « son truc » même bon en langues, et il n’arrive pas à se projeter dans cette direction. Je lui laisse le temps de se trouver, il n’a que 21 ans.
    Je suis professeure des écoles, je constate que les filles et les garçons ne fonctionnent pas de la même façon ; il faut en tenir compte.
    A âge égal, les filles se montrent beaucoup plus mûres et responsables que les garçons.
    A prendre en compte dans l’éducation nouvelle ?
    Bien cordialement.
    Françoise/frani

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    1. Bonjour Frani,

      Merci pour ce témoignage très touchant. Vous avez remis en cause de nombreuses croyances pour le bien-être de vos enfants. C’est une belle preuve d’amour. C’est aussi leur apprendre, comme vous le dites, que tout est possible. C’est leur montrer qu’il y a des choses belles.
      En ce qui concerne la différence de maturité entre filles et garçons, en éducation bienveillante, l’enfant est accompagné individuellement, à son rythme, quelles que soient les normes ou les apprentissages requis pour cet âge.

      Belle continuation à vous.

      Au plaisir d’un prochain témoignage 😉

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  2. Oui nous sommes là mais il faut bien avouer que c’est « dur dur » d’être un papa. Nous sommes en train de faire bouger les codes traditionnels et la séparation des tâches classique mais tout cela prend du temps. Pourtant je ne regrette pas mon implication importante et les enfants qui me sautent au cou de retour du boulot ou les solutions « gagnant gagnant » que nous réussissons à trouver tous ensemble me remplissent de joie.

    Merci pour ton message à la fois simple et indispensable !

    Frédéric

    Répondre

    1. Merci Frédéric à toi. Nous avons tous besoin de « pionnier » comme toi qui « font bouger les codes traditionnels ». Le chemin n’est pas aisé, et chaque moment de joie nous incite à le poursuivre. N’oublions pas que c’est le chemin qui compte, et non pas le résultat !
      Belle continuation !

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  3. J’J’avoue que je suis très surprise,j’avais la sensation que dans la nouvelle génération les papas s’impliquent surtout en voyant mes jeunes collègues et mon gendre!…mais apparemment. …Il faut dire que je fais partie de la génération qui a essuyé les plâtres (les sexagénaires) pour la plupart nous avons travaillé, élevé nos enfants avec nos maris qui n’avaient pas eu d’exemple car leur mère ne travaillait pas,les familles vivaient souvent avec plusieurs générations sous le même toit,donc il y avait toujours une grand mère dans le foyer pour le partage.Je pense que les papas pensaient surtout à assurer la sécurité matérielle et financière du foyer et confiaient l’éducation aux mamans. Mais je crois que cela commence à bouger,que les papas commencent à s’impliquer, il y a de l’évolution même si vous les jeunes mamans avaient la sensation qu’il y a encore du chemin à faire, courage,ne désespérez pas et vous les jeunes papas profitez de vos enfants car le temps passe trop vite,ils vous en seront toujours reconnaissant et les mamans se sentiront moins seule et moins épuisées. ..vous n’en tirerez que du bénéfice! ….

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  4. Merci Dany pour ce témoignage ! « Paris ne s’est pas fait en un jour » ! Et quand il y a des grands-mères pas trop loin, elles sont toujours bienvenue 😉

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  5. Bonjour,

    Oui, je crois aussi que nous sommes là et suis très surpris pas l’absence de père à la conférence.
    Pour autant je pense qu’il ne faut pas en tirer trop de conclusions hâtives. Pour moi la place du père a évolué, tout comme la place de la femme dans notre sociėtė ou de la mère dans les foyers. Heureusement d’ailleurs.

    Dans mon entourage je ne connais pas de père qui ne s’implique pas dans l’éducation et le bien être des enfants.
    A titre perso je m’implique dans la vie de mon fils le plus possible car c’est une source de bonheur pour moi. Passer du temps avec lui est vital pour moi. Je ne me pose pas de question et j’essaye de m’impliquer au moins autant que sa maman sans avoir de rôle défini pour l’un ou l’autre.

    Mais je pense aussi que la relation mère / enfant est différente de la relation père / enfant. Il y a un lien naturel entre la mère et l’enfant et c’est normal, la maman porte l’enfant pendant 9 mois, lui donne la vie, le nourrit. Il suffit de l’accepter sans arrière pensée.
    Mon fils a une relation spécifique avec sa mère (tout comme moi j’en avais une avec ma mère) il a besoin d’elle dans certains moments et je suis persuadé que ça ne l’empêche pas de m’aimer tout autant et d’avoir besoin de moi et moi ça ne m’empêche pas d’avoir besoin de m’impliquer dans sa vie pour tout et de passer du temps avec lui.

    Merci pour tes articles toujours très intéressants et agréables à lire.
    Ggoy

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    1. Bonjour Ggoy,
      Un grand merci pour ton témoignage. En effet, les pères sont bien présents et c’est intéressant de connaître la façon dont ils s’impliquent dans leur rôle.
      Merci beaucoup pour ton commentaire très intéressant et bravo à toi pour ta présence aimante auprès de ton fils.
      Alexandra

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