Quand je serai grand, je serai …

Que ressentez-vous, quand on vous dit : « Quand tu seras grand tu choisiras et tu feras comme tu voudras, mais pour l’instant, c’est comme ça et pas autrement. »

 Enfant heureux

Qu’est-ce qu’un enfant comprend quand on lui parle ainsi ?

L’enfant comprend :

  • Qu’il n’a pas le droit de choisir, à peine le droit de s’exprimer. Après plusieurs tentatives et réponses de ce type, il cessera de vouloir choisir et d’explorer le monde des adultes.
  • Que tant qu’il est petit, il ne choisit pas et n’est pas libre. Il est sous la domination des grands qui décident pour lui. Il lui tarde de grandir pour être libre. Il ne pourra donc être heureux que lorsqu’il sera grand.
  • Qu’il n’est pas responsable.

Est-ce vraiment ce que nous souhaitons pour nos enfants ?

Avons-nous envie qu’ils espèrent et attendent de fuir le domicile familial pour pouvoir s’exprimer, choisir et être heureux ?

Croyez-vous que l’éducation consiste à penser, choisir pour nos enfants ? Leur imposer notre volonté et notre autorité (la loi du plus fort) ?

Pensez-vous sincèrement qu’un enfant à qui l’on fait croire que ce sera mieux plus tard peut être un adulte heureux ? Pensons-nous qu’après 20 ans de domination, il se désaliènera ?

Nous nous convainquons que la vie sera mieux une fois que nous serons mariés, aurons un bébé, puis un autre.

Puis nous sommes frustrés parce que nos enfants ne sont pas assez vieux et que tout ira mieux lorsqu’ils seront plus grands.

Puis nous sommes frustrés parce qu’ils arrivent à l’adolescence et que nous devons traiter avec eux. Nous serons certainement heureux lorsqu’ils auront franchi cette étape.

Nous nous disons que notre vie sera comblée lorsque notre conjoint se reprendra en main, lorsque nous aurons une plus belle voiture, lorsque nous pourrons prendre des vacances, lorsque nous prendrons notre retraite.

La vérité c’est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que maintenant. Sinon, quand? Votre vie sera toujours remplie de défis. Il est préférable de se l’admettre et de décider d’être heureux malgré tout.

Pendant très longtemps, il me semblait que ma vie allait commencer. La vraie vie. Mais il y avait toujours des obstacles le long du chemin, une épreuve à traverser, un travail à terminer, du temps à donner, une dette à payer. Puis la vie commencerait.  J’ai enfin compris que ces obstacles étaient la vie.

Cette perspective m’a aidé à voir qu’il n’y a pas de chemin vers le bonheur.  Le bonheur est le chemin.

Alors, appréciez chaque instant. Cessez d’attendre d’avoir fini l’école, de retourner à l’école, de perdre dix euros, de prendre dix euros, de commencer à travailler, de vous marier, à vendredi soir, à dimanche matin, d’avoir une nouvelle voiture, que votre hypothèque soit payée, au printemps, à l’été, à l’automne, à l’hiver, au premier ou au quinze du mois, que votre chanson passe à la radio, de mourir, de renaître … avant de décider d’être heureux.

Le bonheur est un voyage, pas une destination.

Il n’y a pas de meilleur temps pour être heureux … QUE MAINTENANT!

Vivez et appréciez le moment présent.

-Auteur inconnu-

Laissons à nos enfants le droit d’être heureux MAINTENANT et pas lorsqu’ils seront grands. Profitons, nous aussi, de nos enfants et de leur présence MAINTENANT. N’attendons pas qu’ils soient adultes pour essayer d’en profiter. Soyons heureux en leur présence.

Le bonheur est ici et maintenant. Laissons l’enfant en profiter et profitons-en-nous aussi !

N’hésitez pas à partager, le bonheur est contagieux.

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3 commentaires


  1. Très belle leçon de vie comme je les aime 😉

    On ne dira jamais assez combien « Le bonheur est le chemin  » et non le but.

    Merci Alexandra pour ce joli rappel à l’odre 🙂

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  2. Super article t’aurais pu écrire ces mots je pense. Moi ça me rend fier que mon fils s’exprime, qu’il donne son avis. L’autre jour j’étais pas bien suite à un doute au boulot (finalement pas grave). Il m’a dit « mais au pire, qu’est ce que tu veux qu’ils te fassent, ils vont pas te manger…. ». Ça m’a calmé…

    Répondre

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