Sexualité et ado : une sexothérapeute répond à nos questions !

Stéphanie Agrain est sexothérapeute. Elle propose une approche bienveillante et positive de l’éducation affective et sexuelle.

Lors de notre rencontre, je l’ai interviewé sur les points suivants concernant sexualité et ados :

– quelles sont les tendances ? (à 48 secondes)

– l’information des ados (à 6 minutes, 55 secondes)

– la sexualité sous le toit des parents (à 9 minutes, 49 secondes)

– les expériences homosexuelles ( à 11 minutes, 11 secondes)

– un conseil pour les parents d’ados (à 12 minutes, 53 secondes)

– les éjaculations nocturnes (à 17 minutes, 15 secondes)

– les érections furtives (à 18 minutes, 26 secondes)

Bonne vidéo !

Merci à Christian et Marie-France pour la transcription de la vidéo au format texte Clignement d'œil

PHEH : Bonjour, bienvenue sur Parents Heureux Enfants Heureux. Aujourd’hui je suis en présence de Stéphanie AGRAIN, sexothérapeute. Nous avons déjà rencontré deux fois Stéphanie qui nous a parlé de sexualité pour les 0/6 ans et pour les 6/12 ans. Aujourd’hui nous allons parler sexualité pour les ados.  Les ados on les situe à partir de 13 ans. C’est ça pour toi ?

Stéphanie Agrain : pour moi, à partir du moment où ils rentrent en 6ème. Quelquefois je dirai préados CM2 mais pour moi il y a un pont qui est franchi en 6ème.

PHEH : quel constat fais-tu auprès des jeunes que tu côtoies, quelles sont les tendances ? As-tu des chiffres à énoncer ?

Stéphanie Agrain : quelle est la tendance aujourd’hui ?

La tendance est pornographique, hyper-sexualisée et perdue.

La question première des ados aujourd’hui est  » comment est- ce que je peux faire pour qu’un garçon, une fille m’aime ? « 

La deuxième question c’est comment peut-on faire pour le faire à 3 ?

PHEH : ah oui !

Stéphanie Agrain : je trouve que ces deux questions montrent bien dans quel état ils sont. C’est d’un côté: comment peut-on faire pour m’aimer et de l’autre c’est purement sexuel dans ce qu’ils voient. Il y a beaucoup d’ados qui pensent que pour être aimer, il faut faire l’amour.

PHEH : à 3 ?

Stéphanie Agrain : pas nécessairement. A 2, à 3 .Il y a beaucoup de jeunes filles qui viennent me dire « tu comprends, quand je fais l’amour j’ai l’impression qu’il m’aime ».

Il y a beaucoup de choses à travailler sur : qui je suis, moi.

C’est une période, en fait, l’adolescence, j’adore dire ça, pour ceux qui ont déjà eu des enfants. Si vous êtes une femme et pour vous messieurs qui avaient vécu la grossesse peut-être avec votre femme. Est-ce que tu te souviens de cette tempête hormonale que sont les neuf mois de la grossesse. L’adolescent a cette tempête hormonale qui chez nous dure 9 mois, il peut l’avoir jusqu’à cent fois dans une journée autant te dire que, hormonalement, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend. Il passe par des feux d’artifices intérieurs qui ne sont pas contrôlables. Donc, que peut-on faire, nous, à côté, à part être là et quoiqu’il se passe  » je suis là. Je suis ton parent et du coup je t’ai  expliqué, quand tu avais 1 an ou 2 de moins ce qu’il allait se passer à ton adolescence. Ce n’est pas parce que tu es maintenant dans ta tempête hormonale que je vais te dire les choses ». Là l’enfant n’entend pas. C’est presque trop tard.

Alors, s’il y est déjà et que vous voyez cette vidéo : qu’est ce que je peux faire ? Je vais me brancher et me connecter à ce qu’aime mon enfant. S’il aime le roller je vais parler roller. S’il aime les séries télé je vais regarder une fois les séries télé et je vais venir le chercher là-dessus.

J’ai un super exemple. Pour aller chercher mon ado, celui qui a 12 ans après une période compliquée, j’ai regardé les » Princes de l’amour  » avec lui. Autant te dire que c’est aux antipodes de ce que je prône mais, pour aller le chercher je l’ai regardé avec lui jusqu’à la fin c’est-à-dire que nous avons partagé ça ensemble et ça m’a permis de lui dire  » tu sais la façon qu’ils ont de parler, qu’en penses-tu ? Tu trouves que c’est de cette façon qu’on est dans la séduction ? Tu penses que l’amour c’est ça  » et ça a été extraordinaire de regarder  » les princes de l’amour » avec lui parce que je suis venue le chercher sur son terrain pour le ramener sur le mien, sur ce que je prône aujourd’hui comme étant mes valeurs. Je ne pense pas qu’il regarde  » les princes de l’amour » cette année, très franchement, très honnêtement, parce que je l’ai laissé faire son expérience, je  lui ai  montré quel était mon positionnement  à moi, non pas en tant que mère mais en tant que femme et ça lui a permis de voir quel jeune homme il voulait être plus tard.

Donc, peu importe ce que l’on vit avec nos enfants, c’est aller les chercher sur ce terrain là, sur ce qu’ils veulent, sur ce qu’ils sont en train de devenir parce qu’ils sont complètement pommés.

Il ne faut pas attendre que l’ado vienne. Ils sont perdus. C’est à nous à aller les chercher.

Parce que sinon il fait quoi ? Il appartient à un clan, à une bande, avec  ses copains, avec ses copines et il appartient à Google parce que l’enfant demande tout à Google. Son meilleur ami, c’est Google. Quand tu vois ce que tu peux avoir comme résultat de vidéos, d’images sur Google  liées à la sexualité, allez le regarder une fois et vous verrez que vous allez préférer parler à vos enfants. On veut tous avoir des enfants, on veut avoir des bébés, des poupons, oui mais ces poupons là vont devenir des adolescents, des êtres humains à part entière avec leurs envies, leurs désirs, leur rêves qui parfois sont à l’opposé de nous. Il faut aller les chercher sur ce terrain là. Le mien, c’est tatouage, c’est piercing, c’est tout ça. Oui mais dans mon idée des choses ce n’était pas comme ça peut-être que je voyais mon tout petit bébé sauf qu’aujourd’hui c’est ça.

Et aujourd’hui je vais te chercher là-dessus. Oui on va aller voir des salons de tatouage, oui on va aller voir des perceurs, oui je vais rentrer dans ton univers, oui parce que tu es mon fils et que je veux que tu saches que je suis là et à partir du moment où tu sais que je suis là, tu t’autorises à être TOI et tu t’autorises à dire OUI, à dire NON mais tu entends aussi mon discours, à moi, parce que tu sens que je suis bienveillante à côté de toi.

Tu sais les ados à cette période là ils ont besoin d’ocytocines. Ils en ont besoin pour calmer la tempête hormonale donc, ne pas hésiter à être dans le contact aussi. Ce que les jeunes filles me disent le plus c’est « tu sais depuis que j’ai mes règles ou depuis que j’ai des seins, papa ne me prend plus dans les bras et ça c’est compliqué ».

PHEH : le corps qui grandit.

Stéphanie Agrain : oui, elle se transforme en jeune fille, du coup le père voit l’enfant comme une jeune fille ou une jeune femme et parfois certains mettent de la distance. « Ca y est, tu es une femme. C’est comme si j’avais fini mon rôle de papa et puis je ne veux pas avoir de comportement incestueux ou incestuel et donc je mets de la distance».

Il ne faut pas mettre de la distance avec les ados il faut continuer à les toucher, un massage des mains, un massage des pieds, un  contact. On ne se fait pas le bisou, ok, viens on se fait le cœur à cœur.

PHEH : est ce que les ados sont bien informés ?

Stéphanie Agrain  : ils sont informés dans la peur. Ils sont formés par la peur. Les ados sont informés de la génitalité, la procréation. Les jeunes filles ne savent pas ce qu’est le clitoris. Elles sont quand même 40 % à ne pas le savoir, les garçons n’en parlons pas. Le plaisir n’existe pas pour eux et ils sont informés dans la peur c’est à dire  » si tu as des rapports sexuels  attention MST, IST, parce que ça change de nom assez régulièrement, et donc préservatif, préservatif. Le préservatif on t’explique comme le mettre mais du bout des doigts attention, il faut vraiment que tu te protèges alors que si on faisait en sorte que ce soit un jeu, que ce soit attractif, que ce soit un moment sensuel, les ados n’oublieraient pas de mettre le préservatif.

PHEH : oui parce qu’ils l’oublient régulièrement. Je ne me souviens plus des chiffres mais c’est important.

Stéphanie Agrain : oui parce que c’est barbant quand tu regardes comment mettre un préservatif. Quand on te l’explique, ça ne donne pas envie alors que si on pouvait expliquer aux ados comment jouer avec un préservatif, tu peux jouer avec tout. Pourquoi pas avec un préservatif ? Puisque tu es assez grand pour rentrer dans une sexualité, je peux t’expliquer les jeux sexuels en lien avec la sexualité. Pas à 12/13 ans.

PHEH : dans les collèges il y a des gens comme toi qui interviennent ?

Stéphanie Agrain : beaucoup de professeurs de biologie qui ne sont pas forcément formés. Il y a les infirmières scolaires qui peuvent intervenir. Tu sais l’école n’a pas le budget pour faire venir des intervenants extérieurs donc en fonction de la structure de l’école, du directeur, il peut y avoir des intervenants comme moi tout comme il peut ne pas y en avoir et avoir juste un professeur de biologie qui va pouvoir expliquer fécondation, spermatozoïdes…

PHEH : oui ce n’est pas la même chose.

Stéphanie Agrain : Pourtant c’est une obligation parce qu’il y a un texte de loi qui oblige l’établissement à faire l’éducation de la sexualité. J »ai envie de te dire : « est ce qu’on donnerait à faire l’éducation de la sexualité de nos enfants par n’importe quelle personne ? »  Cela m’effraie. Il faut voir les informations que ramènent les enfants à la maison. Sur un manuel scolaire il n’y a pas l’anatomie féminine, il y a la vulve mais à aucun moment le clitoris ; ils font abstraction de ça alors que le pénis est aussi bien cartographié que la carte des USA, il y a des choses à travailler. Si on est là, nous, en tant que parents, on fait 70 % du travail.

PHEH : à bon entendeur, salut !

Stéphanie Agrain : voilà. Ca, c’est fait

PHEH : la sexualité sous le toit des parents ? Qu’en penses-tu ?

Stéphanie Agrain : tu veux dire la sexualité de nos enfants sous notre toit ? Est ce que ce n’est pas aussi un peu leur toit ?

PHEH : oui

Stéphanie Agrain :

Est ce que c’est possible de pouvoir parler de cœur à cœur et de se dire :

–  Maman j’aimerais bien que ma copine vienne vendredi soir. Tu crois que c’est possible d’aller faire un ciné avec papa ? Tu ne peux pas prendre mon petit frère ?

– Tu as besoin d’intimité ?

– Oui j’aimerais bien, en fait.

– Pas de souci. C’est ta chambre, c’est ton univers.

Si tu n’as pas envie que ton enfant aille faire l’amour dans ton lit, tu le lui dis. A chaque personne de poser ses règles. Moi ma maison elle m’appartient et elle appartient à mes garçons. Partant de là je vais respecter leur intimité, ils vont respecter la mienne. Si j’ai besoin d’être un soir tranquille je vais leur dire : les gars ce soir ça ne vous dit pas d’aller faire une soirée pizza chez papi ? Moi j’ai besoin de ma soirée ce soir, j’ai besoin d’intimité. Même si c’est pour être juste avec moi il faut que ce soit pareil pour eux. Il faut qu’ils se sentent assez à l’aise nos enfants pour nous dire  » j’en ai besoin, j’en ai envie » et, sinon, si c’est ok pour toi tu peux aussi bien le dire aux enfants.

PHEH : les expériences homosexuelles ? Quand ça commence et est-ce que ça veut dire qu’il y a homosexualité?

Stéphanie Agrain : il faut savoir que dans le fond très, très, très au fond pour certains et beaucoup moins au fond pour d’autres, nous sommes tous bisexuels dans le sens où  nous avons tous une partie masculine et une partie féminine et qu’au moment où nous allons découvrir la sexualité il va y avoir l’une ou l’autre, voire les deux parties de nous qui vont partir à la recherche, à la découverte. A quel moment parle t-on d’homosexualité ? Quand l’enfant, l’adolescent se sent attiré réellement par la personne du même sexe. Les enfants étant  plus petits ont souvent des expériences homosexuelles. Ils sont en train de découvrir leur corps à 4/6 ans, tu vois la période du découvreur 4/6 où il fait l’explorateur, ils vont se faire des bisous, ils vont se découvrir ; ce n’est pas de l’homosexualité, c’est de la découverte. On parle d’homosexualité lorsque l’enfant éprouve une attirance pour le même sexe en sachant qu’aujourd’hui les ados se disent tous bisexuels. Ils vont aussi bien vers un garçon que vers une fille. Les ados aujourd’hui sont libres. Le terme utilisé récemment est  » je suis un hétéro-curieux » c’est à dire je ne suis pas bisexuel, je suis un hétéro-curieux donc je peux, par curiosité, aller voir avec une personne du même sexe. J’ai trouvé que c’était un terme intéressant.

PHEH : que conseillerais-tu aux parents d’adolescents d’expérimenter avec leurs ados ?  Une fois tu nous avais parlé de rites de passage.

Stéphanie Agrain : j’adore les rites de passage, les premières règles. Les premières règles c’est le moment où tu vas expliquer aux jeunes filles ce qui va se passer dans leur future vie de femme. Tu prends de l’avance sur ce qu’elle va devenir et à organiser ensemble avec elle. J’aime bien l’idée de  » je t’offre un bracelet , je t’offre le même bracelet « . Ce que je propose aussi quelquefois ce sont des journées rouges , par exemple quand j’ai mes lunes, quand j’ai mes règles je vais mettre un bracelet rouge. Moi j’ai des garçons à la maison et j’ai ma journée rouge c’est à dire que c’est une journée où ils font tout pour me faire plaisir.  J’ai même droit à un massage de pieds.

Après, par contre, ils ont leur journée bleue dans le mois parce qu’il n’y a pas de raison que moi j’ai des journées rouges et eux non. Donc la journée bleue j’ai l’obligation de faire des hamburgers maison, enfin obligée, tu vois je fais quelque chose pour eux. ça c’est important. ça signifie je te reconnais en tant que garçon, je suis reconnue en tant que fille. Les rites de passage c’est aussi montrer à l’enfant qu’il est en train de passer une nouvelle période et que, est-ce que c’ est ok pour lui, le petit garçon il est là, il est bien au chaud à l’intérieur, maintenant tu te transformes en jeune homme, est-ce que c’est ok pour toi ? On revient sur tes souvenirs, on parle de la projection sur comment tu te vois plus tard, sur ce qui va se passer dans les mois et les années à venir. ça permet vraiment de faire tout ce que l’on vient de dire sur les 3 vidéos dans un rite de passage.

PHEH : ça veut dire qu’il laisse la place au petit garçon qu’il était pour devenir un jeune homme. Du coup pourrait-on dire que c’est une espèce de deuil ?

Stéphanie Agrain : ce n’est pas un deuil. Il ne laisse pas la place, il fait de la place à l’intérieur de lui.

PHEH : progressivement. C’est une  transition. Il dit maintenant je suis prêt à passer de petit garçon à un jeune homme grâce à ce rite de passage, je m’élève.

Stéphanie Agrain : tu peux faire des rites de passage tous les ans. Tu peux faire un rite de passage à l’anniversaire. Tu anticipes ça y est, tu as 10 ans.

PHEH : quel type de rite de passage on peut faire avec un garçon par exemple ?

Stéphanie Agrain : tu peux tout faire. Moi je viens de vivre celui des 17 ans pour mon fils. On est parti à LONDRES. C’était : pour moi, pour toi, on commence à le couper ce cordon ? Dans un an tu n’es plus à la maison, tu pars faire tes études. C’est ok pour moi. J’ai besoin de valider quel jeune homme tu es et je vais te permettre de découvrir quelle femme je suis. J’ai été ta maman, j’ai été ta mère mais je suis aussi une femme. Et si on se faisait un weekend où tu découvres la femme et tu me montres le jeune homme ? extraordinaire ! On a fait ça comme un rite de passage.

Les garçons ont besoin d’être reconnus dans ce qu’ils sont, eux, et surtout pas la responsabilité de ce qu’on va leur mettre sur les épaules.

Tu sais les garçons ne naissent pas avec un manuel disant comment je vais être un mari parfait, un amant parfait, un petit ami parfait ? Il y a beaucoup de problème de manque de confiance chez les garçons parce qu’on attend beaucoup d’eux.

PHEH : il y a beaucoup d’attente

Stéphanie Agrain : oui. Je pense que les rituels de passage pour les garçons permettent de poser qui ils sont petit à petit, en tant que jeune homme. Je trouve bien de faire un rite de passage déjà entre le primaire et le collège.

PHEH : tous les évènements marquants.

Stéphanie Agrain : oui. Tu peux faire un rite de passage entre le CM2 et la 6ème qui peut être juste aller manger au resto, peu importe ce que c’est.

PHEH : c’est le dire

Stéphanie Agrain : oui. On fait un rite de passage et on en profite pour parler des premières éjaculations nocturnes, de ton corps qui se transforme, de ton corps qui va faire tous ces tests pour valider que c’est OK, que tu deviens un jeune homme.

PHEH : comment en parle t-on justement de ça ?

Stéphanie Agrain : on en parle comme on le sent en fait. Il y a beaucoup de contes initiatiques pour les jeunes filles que l’on peut trouver sur Internet. Pour les garçons il faut vraiment valider avec eux le

Ton corps va se transformer et il va faire des essais. Ton corps va faire des tests la nuit pour savoir si tout fonctionne dans ton corps, dans ton sexe et notamment dans ton pénis. Lorsque tu auras tes premières éjaculations nocturnes, c’est bien, c’est chouette, ça veut dire que tout fonctionne chez toi.

Ce n’est pas  » qu’est ce que tu as fait au lit ? Pourquoi as-tu mis ton pyjama à laver ? « 

Ton corps va te montrer qu’il peut fonctionner, que plus tard tu vas être un homme et que tu vas pouvoir prendre et donner du plaisir. ça ne va pas durer toutes les nuits pendant 10 ans, ça va durer quelques nuits, ponctuellement.

Il y a une chose importante pour les garçons, c’est que les garçons ont des érections furtives donc sans raison, ils sont en plein cours de math, ils se lèvent et là, alors qu’il n’y a aucune raison, l’enfant va avoir une érection. Il faut les prévenir et leur en parler.

Oui, tu peux aller au tableau pour résoudre n’importe quelle équation et à un moment tu croises le regard de Gloria et il se passe quelque chose en toi. Tu as une érection. C’est OK. Ça peut arriver. Il y a des techniques. Tu mets ta main dans ton pantalon. Ton corps fonctionne super bien. Respire mon chéri, c’est ok.

Le fait qu’il soit prévenu, souvent, ça ne leur arrive pas.  Plus on prévient les enfants, c’est vraiment mon ressenti, j’ai l’impression que moinq les choses vont leur arriver brutalement. C’est comme si le corps l’avait entendu . Je vais avoir une érection et bien, ça va.

PHEH : autre chose à rajouter sur les ados ?

Stéphanie Agrain : on a bien fait le tour mais voilà un mot pour les ados :

Aller les chercher dans leur univers. Connectez-vous à eux. N’attendez pas qu’ils viennent se connecter à vous.

PHEH : merci Stéphanie. Je rappelle qu’il y a eu 3 vidéos avec Stéphanie en fonction des âges : 0/6 ans, 6/12 ans et les ados. Vous pouvez les revoir sur la chaine You Tube PHEH et vous pouvez également recevoir mon guide  » un outil miracle pour des enfants et parents épanouis »  en insistant sur le bouton I en haut à droite de l’écran. Je vous remercie et je vous dis à très bientôt sur PHEH .

Lectures recommandées pour aller plus loin sur le sujet : cliquez ici pour voir mes commentaires sur ces livres.

Pour nos ados :

Un site pour nos ados : éducation sensuelle ( après l’avoir vu nous même bien sur Clignement d'œil)

Recherches utilisées pour trouver cet articlefille 14 ans clitoris en érection video

2 commentaires


  1. Bonjour,
    Merci Alexandra pour cette interview.
    J’ai découvert le terme « hetero curieux ».
    Il est important d’accorder de l’écoute à nos ados et préados, même et surtout si nous ne l’avons pas reçue « à notre époque ».

    J’ai 2 garçons avec qui nous n’avons pas mis de tabous sur la possibilité de parler de sexualité.
    Pour les « détails » intimes, c’est plutôt avec leur père qu’ils ont beaucoup discuté, vers l’âge de 10 ans et régulièrement quand cela est nécessaire.
    Je n’ai jamais pointé du doigt les vêtements salis mais demandé discrètement qu’ils soient rapidement mis dans le coffre à linge dédié.
    Ils me disent ce qu’ils ont envie de me dire, et je leur dit que je suis là pour répondre à toutes leurs questions.
    Nous leur enseignons aussi nos valeurs lors de nos discussions sur la sexualité, à savoir l’amour, la tendresse, et le respect de l’autre.

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