Les animaux, un plus pour les enfants

Jennifer, du blog astuces bienveillantes a découvert l’éducation bienveillante lorsque sa fille avait 9 mois. Elle a eu un déclic et a créé un blog sur l’éducation bienveillante, ainsi qu’une chaine You Tube.

Jennifer vit à la campagne, au contact d’animaux et nous livre son ressenti sur l’apport des animaux au contact des enfants. Merci Jennifer pour ce témoignage.

Enfant et chien Franck Delautre
© Franck Delautre

Les animaux passionnent les enfants. Rares sont les petits bouts de chou qui n’en réclament pas un un jour ou l’autre.
D’ailleurs, les publicitaires l’ont bien compris en habillant leurs produits de dessins de lions, de crocodiles et autres animaux en tout genre. Oui, ils ont bien compris que les enfants sont fascinés par nos amis les bêtes.

LES ANIMAUX, PLUS QUE DES COMPAGNONS DE JEU

Et pour cause, les animaux peuvent apporter beaucoup à nos enfants. Ils sont riches d’enseignement pour eux.
Plus que d’excellents compagnons de jeu, ils leurs permettent de se sentir en sécurité, ils sont un véritable point de repère.
Les animaux sont une aide précieuse pour enseigner à nos bambins le sens des responsabilités. Un animal n’est pas une peluche, il a besoin d’être nourri, que l’on s’occupe de lui et d’être respecté, comme tout être vivant.
Ils aident également l’enfant à comprendre les « limites ». S’il tire la queue du chien ou l’oreille du chat, ils montreront clairement qu’ils n’aiment pas ça. Ils vont « couiner » ou partir (rarement avoir une réaction agressive si c’est l’animal du foyer), mais dans tous les cas, ils montreront à l’enfant que ça ne leur plaît pas. C’est ainsi que nous, parents, devront expliquer à l’enfant comment avoir la meilleure attitude envers l’animal, à le respecter.
L’enfant partage tout avec une bête, ses joies, ses tristesses, ses colères. Il devient un grand confident. Ils peuvent même devenir très complices.
Du coup, les animaux permettent une stabilité affective aux enfants, et à l’animal par la même occasion.
Tout le monde à déjà entendu parler d’un chien ou d’un chat qui a sauvé la vie d’un enfant. C’est bien la preuve que la relation peut être extrêmement forte.
Et puis il y a quelque chose de fondamental pour le développement de l’enfant, c’est que l’animal ne juge pas. Il ne critique pas, c’est un amour inconditionnel envers l’enfant. Ils ont donc des rapports très sains.
Le fait que l’enfant passe du temps à observer l’animal va développer ses capacités d’observation, son imaginaire, son attention envers le monde qui l’entoure et les autres.
Hubert Montagnier, psycho physiologiste dans le champ du développement, du comportement et des rythmes de l’enfant, a étudié les relations entre l’enfant et l’animal.

Il pense que les animaux « déverrouillent le monde intérieur de l’enfant, dévoilent ses compétences, stimulent sa faculté d’apprendre, son imaginaire » (extrait du livre L’enfant et l’animal).

Il ne faut pas oublier non plus que les animaux ont un rôle positif dans la santé physique des enfants. En effet, les animaux limiteraient les allergies, bien qu’on pourrait penser le contraire (selon une étude américaine publiée dans le journal « Clinical & Experimental Allergy » en 2013 et menée sur 600 personnes). Bien sûr, si l’enfant est allergique aux chats, il ne faut pas le mettre en contact avec un chat. Mais pourquoi pas un chien ou un lapin?

LES PRECAUTIONS A PRENDRE

Alors c’est vrai, avoir un ou plusieurs animaux chez soi est un engagement envers l’animal. Il faut s’en occuper. C’est pourquoi il faut bien réfléchir au choix de l’animal.
Si vous habitez en studio, prendre un dogue argentin n’est vraiment pas judicieux. Un poisson rouge, par exemple, serait plus adapté.
Si vous êtes à la campagne, le choix sera plus large mais il ne faut pas perdre de vue le temps qu’il faut passer tous les jours pour soigner les animaux. Sans oublier les accidents potentiels qui peuvent arriver et peuvent parfois coûter cher. Il faut aussi penser aux absences comme les vacances par exemple. Si l’animal ne peut être emmené, il faut trouver quelqu’un pour s’en occuper. Il faudra aussi certainement aborder le sujet de la mort avec l’enfant (selon l’âge), etc.

Bref, un animal ne se prend pas à la légère. D’autant plus qu’il ne faut pas oublier que même si l’enfant assure qu’il va s’occuper de l’animal, il ne pourra le faire de façon autonome avant ses 9-10 ans.

Aussi, le fait de prendre l’animal jeune facilitera le développement d’une vraie relation complice car ils grandiront ensemble.

Tout ça, je vous le raconte en connaissance de cause car j’ai pas mal d’animaux à la maison (je suis à la campagne avec un peu de terrain, donc j’en profite…).
Et je peux vous affirmer qu’avec ma louloute de 2 ans ce n’est pas tous les jours évident, mais cela lui apporte tellement que ça vaut le coup.

NOTRE EXPERIENCE AVEC LES CHATS …

Enfant et chat Etolane
© Etolane

A la maison, nous adorons les chats. On en a 5, il faut bien ça pour chasser les souris à la campagne.
Lorsque ma louloute approche, tout le monde s’enfuit… sauf un. Elle le porte partout, elle essaie de lui tirer la queue, elle lui met des couvertures dessus.
Quand elle a commencé à s’intéresser à lui, elle lui faisait mal. Il miaulait mais ne partait pas. J’avais peur qu’il la griffe, mais non.
Dans ces moments, je m’asseyais avec eux et je montrais à ma fille comment caresser le chat. Je lui montrais les endroits qu’il aimait particulièrement qu’on touche. Je lui faisais écouter les ronronnements, signe qu’il était content. Je lui expliquais que certains miaulements montraient qu’il avait mal ou qu’il n’était pas content.
Elle a donc appris petit à petit à s’occuper du chat. Elle le nourrit de temps en temps, lui fait des câlins et le porte correctement. Elle a très rapidement arrêté de lui tirer la queue ou les oreilles. Aujourd’hui, ils arrivent à se comprendre et se respectent.
Elle commence même à apprivoiser les autres chats de la maison.

… ET TOUS LES ANIMAUX DE LA BASSE-COUR

Nous avons également un poulailler avec des poules, des oies et des pigeons.
Depuis toute petite, je l’emmène avec moi pour les nourrir. Avant qu’elle marche, je l’amenais en écharpe de portage.
Aujourd’hui, quel que soit le temps, il est hors de question pour elle de manquer le rituel du poulailler. C’est elle qui leur donne le grain et rempli les gamelles d’eau. Mais surtout, la chose la plus importante, c’est ramasser les œufs. Depuis un an maintenant qu’elle ramasse les œufs, elle est toujours aussi fière.
Récemment elle s’est mise à vouloir toucher les poules puis les attraper. Elle les attrapait par une aile, par le cou. Bref, elle risquait de les blesser. J’ai donc décidé de lui apprendre à les attraper sans leur faire mal. Elle a appris très vite. J’ai pensé au début que les poules allaient se sauver pour lui échapper (comme elles font avec moi d’ailleurs), mais non. Elles se laissent attraper sans rien dire. Des fois je comprends pas tout, mais c’est pas grave…
Les oies, elle en a peur depuis qu’il y a eu des petits oisons. Il faut dire que le jard est devenu très protecteur et agressif. Il n’a jamais attaqué mais il était impressionnant. Alors elle a admiré les bébés de loin. Mais dès que les oies s’approchent, elle se met à crier. Je lui ai donc montré que si elle leur jette vite du grain, elles s’éloignent pour le manger. Du coup, elle crie beaucoup moins et dépasse petit à petit sa peur.
Au poulailler, ce qui l’intrigue le plus, ce sont les pigeons et plus particulièrement les bébés. Pourtant les bébés pigeons n’ont vraiment rien d’attirant. Alors on passe beaucoup de temps à observer comme ils grandissent, jusqu’à ce qu’ils s’envolent. Ensuite, on admire les vols groupés de tous ces oiseaux, c’est magnifique (ce sont des pigeons de race en liberté mais qui restent dans le jardin).
Elle aime aller les voir régulièrement en dehors du moment où on les nourrit. Et les volailles la reconnaissent bien maintenant, elles arrivent à fond dès qu’elles la voient. C’est drôle.

Et puis il y a Jojo, le lapin. Il est en liberté dans le jardin et fait sa vie mais est souvent près de nous.
Au début, elle l’attrapait, comme le chat et le traînait partout. J’avais peur qu’il la griffe.
Puis elle m’a vu l’attraper par la peau du dos (pour éviter les coups de griffes), et là, elle s’est mise à faire pareil. Elle se trimballait le lapin comme un sac à main, mais jamais elle ne lui a fait mal (lui non plus). J’avais beau lui dire de le laisser tranquille, rien à faire. Il faut dire que le lapin venait se mettre devant elle, comme si il attendait qu’elle l’attrape.
Puis un jour, il ne s’est plus laissé faire. Dès qu’elle approchait, il partait en courant. Elle n’a plus jamais réussi à le prendre.

CONCLUSION

Je pense (ce n’est que mon avis bien sûr) que les animaux ont un rôle essentiel dans l’éducation de nos enfants. A partir du moment où ils ne se font pas mal, il est inutile d’interférer dans leur relation.
Je reste toujours impressionnée du temps que peut passer ma fille à écouter, à observer les oiseaux. Et je ne vous raconte pas le temps qu’elle passe à regarder les araignées chasser, à entortiller leurs proies, à remettre les papillons dehors, etc. Elle est très attentionnée envers toutes les bêtes.
Elle a développé un sens de l’observation très important. Elle entend tous les bruits des animaux de la forêt et pose beaucoup de questions. Ce sont toujours des moments calmes et privilégiés. J’aime à penser que c’est parce qu’elle est déjà en contact avec des animaux.
Et surtout, il est important de rester bienveillant avec les animaux. N’oubliez pas que la bienveillance est aussi « efficace » pour les animaux (surtout pour les chiens) que pour les enfants.

Jennifer de http://astuces-bienveillantes.com/
Facebook: https://www.facebook.com/AstucesBienveillantes/

Le mot d’Alexandra :

En ce qui nous concerne, nous vivons en appartement et n’avons pas d’animaux. Pour profiter des bienfaits de leur présence, nous rendons souvent visite aux animaux de la SPA.

Par ailleurs, si vous n’avez pas lu le livre « Dans les pas du fils » de Tom et Renaud François, je vous le recommande. Cliquez ici pour lire ma chronique. Ce roman passionnant qui traite de plusieurs sujets (relation père-fils, voyages initiatiques…) illustre les bienfaits inégalables du contact avec l’animal.

 

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