Un bonus pour les profs qui se bougent !

Nous avons interviewé Eric Gaspar, prof de maths, fondateur du programme Neurosup (mariage des découvertes en neurosciences et des sciences de l’éducation) et auteur du livre Explose ton score au collège.

De cet interview nous avons réalisé un feuilleton de 4 épisodes :

Eric Gaspar et neurosciences pour faciliter l’apprentissage

Neurosciences et éducation bienveillante riment-elles ?

Céline Alvarez et neurosciences font-elles bon ménage ?

Une astuce pour stimuler l’attention et la concentration

Cette vidéo est un BONUS pour les Profs qui souhaitent s’inspirer de ce qu’a fait Eric Gaspar.

Bonne vidéo !

PHEH : Eric j’avais oublié de te parler d’une question d’un festivalier que j’ai vu tout à l’heure qui était prof et qui se disait  » moi aussi je veux faire comme lui mais il a ce neurosup, comment ça marche ? Quel est son statut par rapport à l’Education Nationale ? Je suis vraiment intéressé. Comment a t-il fait ?

Eric Gaspar : alors je vais lui dire comme j’ai fait. Tout se fait sur mon temps libre c’est à dire que j’ai le statut de professeur à temps plein, donc je ne suis pas déchargé d’un peu de mon travail pour faire ce projet. J’ai fais ce projet comme certains ont pour passion le jardinage, moi, c’était les neurosciences. Je l’ai fait sur mon temps libre, sur mes vacances et, une fois qu’il était terminé donc j’ai beaucoup lu sur les neurosciences et une fois qu’il était prêt sous la forme de diaporamas, j’ai proposé mes services aux établissements scolaires de France pour savoir s’il voulaient que je les forme sur le sujet pendant 6 heures et, en cadeau, je leur donnais un DVD où il y avait 6 séquences de 2 heures prêtes pour les adolescents qui sont maintenant disponibles en téléchargement libre sur Internet c’est à dire que le DVD  n’existe plus, tout est téléchargeable librement mais tout ceci se fait toujours pendant mes temps libres et mes vacances scolaires. Alors il y a une grande adhésion de la part de la base c’est à dire, les parents, les élèves et les professeurs mais, par contre, l’Education Nationale bloque y compris jusqu’au niveau du ministère. On m’a bien fait comprendre qu’ils ne voulaient pas que cela s’étende dans les établissements scolaires. On ne m’a pas fourni d’explications particulières parce qu’il n’y en a pas. J’allais dire c’est un peu comme l’armée qu’on appelle la grande muette, sauf que le Ministère a toujours peur de quelque chose qui pourrait s’étendre à toutes les classes de France. Tant qu’on fait un petit projet dans son coin sur l’opéra, le cinéma italien etc, etc… ils nous laissent faire puisqu’ils se disent, ça ne touche pas les autres établissements  de France, allez- y, faites- vous plaisir. Par contre, dès qu’on passe au stade supérieur, ce qui a été mon cas, faire un projet d’ampleur nationale, là ils commencent à se crisper et à mettre les bâtons dans les roues pour que ça ne se fasse pas. Pour donner un conseil à ceux qui voudraient faire la même chose, c’est de créer, eux-mêmes, quelque chose qui leur ressemble, si possible de se faire coopter, ce qui n’a pas été mon cas, par un officiel de l’éducation nationale , un inspecteur généralement et, à ce moment là, il pourra gravir quelques échelons, pas jusqu’au Ministère, faut pas rêver, et puis pour ceux qui n’ont pas la chance d’être coopté, passez par l’édition c’est-à-dire, envoyer des manuscrits aux maisons d’édition qui, eux, savent reconnaître, immédiatement, un contenu de qualité et, en terme de vente, anticipe en se disant  » à mon avis, ça c’est bon ». Ce qui est paradoxal c’est que dès qu’on s’adresse à quelqu’un qui n’est pas de l ‘Education Nationale, il voit tout de suite si c’est bien ou pas.

PHEH : Donc tout ça tu le fais sur ton temps libre c’est ça qui est important. C’est tout-à-fait faisable. Il faut avoir la forme, la passion. Toi tu l’as mais j’imagine qu’il y en a d’autres qui peuvent peut-être faire un peu comme toi ou rentrer en contact avec toi. Peut-être pourras-tu leur donner des idées.

Eric Gaspar : Sur Neurosup il y a les adresses. Ils peuvent me contacter.

PHEH : En tous cas ici nous sommes au Festival pour l’Ecole de la Vie. Il y a énormément de monde. Je suis surpris par le nombre de gens, d’intervenants qui travaillent sur  » comment améliorer la vie des enfants, l’apprentissage » et qui n’attendent pas que l’Education Nationale avance sinon on sent bien que ça mettra du temps.

Eric Gaspar : tu as tout-à fait bien résumé les choses. Il ne faut pas attendre que l’Education Nationale avance parce qu’elle n’avancera pas, on est toujours en retard. Elle pense à des choses obsolètes et c’est en la débordant par la base qu’on forcera les choses.

PHEH : un jour

Eric Gaspar : un jour, oui. Ce type de festival est ce qui faut faire. En plus sa dénomination Ecole de la Vie, le mot Ecole c’est tout-à-fait ce qu’il faut pour énerver les décisionnaires de l’Education Nationale en disant  » oh, mince, là il y a des idées d’école alternative qui existent « et regrouper les idées sur un même week-end c’est quand même une sacré marque de pouvoir collectif.

PHEH : il y a du monde. 1200 présents je crois on a dit, hier, vendredi, je pensais qu’il n’y aurait que quelques aficionados et c’était plein donc, bravo.

Eric Gaspar : vraiment très bien organisé.

PHEH : moi je n’y suis pour rien. Merci beaucoup Eric. Au revoir.

Merci à Marie-France et Christian pour la transcription Clignement d'œil

Merci aussi au Festival pour l’école de la vie et à l’agence Néo Bienêtre pour l’organisation Clignement d'œil

Le livre d’Eric Gaspar, plein d’astuces pour réussir !

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