Vive l’instinct maternel !

Je fais une amniocentèse car risque chromosomique. Après un mois d’attente, je reçois les résultats (page 2/2 uniquement) m’indiquant les résultats et le sexe du bébé (« fœtus de sexe chromosomique masculin »).

Je demande quand même à recevoir la page manquante des résultats, même si je ne suis pas inquiète étant donné que l’interprétation des résultats est bonne.

Erreur humaine sur résultat médical

2 semaines plus tard, je reçois la page manquante avec la photo des chromosomes.

Je la parcours rapidement. Je lis XX et sur la photo des chromosomes et je ne vois pas de chromosome Y.

Je comprends qu’il s’agit d’une « erreur  humaine » de saisie des résultats. Je contacte le labo qui me confirme que c’est bien une fille et que c’est une erreur de leur part.

Que penser des examens médicaux ?

Lors de ma 1ère grossesse, j’étais ravie d’aller à ces rendez-vous mensuels chez la gynéco. Cela me rassurait. Je pouvais poser mes questions (basiques). C’était l’occasion d’une pause dans mon quotidien pour prendre le temps de me projeter avec mon bébé, que je pouvais voir à l’échographie. C’était aussi l’occasion d’une retrouvaille avec le papa surmené qui prenait enfin le temps de « se préparer à la naissance du bébé. »

Maintenant, je ne vois plus du tout ces rendez-vous médicaux de la même manière. Ils sont devenus anxiogènes. Les locaux de la gynéco ou de l’hôpital sont blancs, maladifs ou surchargés d’information, de risques encourus. Nous échangeons sur des résultats de poids, de tension, d’analyse sanguine, d’échographies… Je me sens réduite à un corps qui doit être dans la norme attendue (fer, vitamine D…).

Une amie s’est désinvestie de sa grossesse le temps de l’attente des résultats de l’amniocentèse, soit un mois sur neuf.

La sage-femme lui disait : « Qu’est-ce que tu ressens-toi ? Comment tu le sens toi ce bébé ? »

– « Bien, je le sens en forme ».

– Ce que toi tu ressens a autant de valeur que l’amniocentèse.

Ces rendez-vous sont évidemment nécessaires pour moi si j’ai une anxiété, un problème médical. En revanche, lorsque la grossesse est purement physiologique, ce n’est pas comme ça que j’envisage de vivre ma grossesse aujourd’hui.

Mon choix

J’ai choisi de me faire accompagner pour le suivi de grossesse par une sage-femme plutôt qu’un gynécologue.

Avec elle, au-delà des échanges médicaux que nous avons (les même qu’avec la gynéco), je suis écoutée dans mes peurs, mes désirs, mon choix d’accouchement. Nous nous relions au bébé par le toucher du cœur. C’est doux, chaleureux, enveloppant, ce dont j’ai besoin. Les séances d’haptonomie permettent au Papa de participer et de créer le lien avec le bébé. Ces moments privilégiés me permettent de me connecter à mon ressenti. Je reprends confiance en moi et en mon bébé. L’instinct maternel surgit ! Et que c’est bon !

Vive l’instinct maternel !

Je me souviens lors d’une échographie :

– Vous pourrez nous dire le sexe ?

– Vous ne le connaissez pas ? Vous le savez déjà !

– Je pense que c’est un garçon mais on ne me l’a pas dit et je voudrai savoir.

– Oui, c’est un garçon, vous voyez bien que vous le saviez ! 😉

J’en étais arrivée à ne plus me faire confiance et à demander au corps médical ce que je savais déjà :

Mon bébé est-il en bonne santé ? Ai-je demandé au pédiatre lorsque ma fille aînée est née. Quelle idée ? Je voyais bien qu’elle avait crié, qu’elle respirait, qu’elle me fixait du regard, qu’elle était bien présente. Et pourtant je l’ai laissé partir dans une autre salle avec un inconnu pour qu’il l’examine sous toutes les coutures. N’aurait-elle pas été mieux à rester plus de temps contre moi et faire les premiers soins sur mon ventre quelques temps plus tard ? La personne dont elle avait le plus besoin en naissant n’était-elle pas sa maman ? N’aurai-je pas proposé une alternative au pédiatre si j’avais été relié à mon instinct ?

Instinct maternel

Les examens médicaux ne sont pas à proscrire. Cependant, je crois de plus en plus à l’instinct maternel et je veux le rappeler car dans notre société « hors sol », nous avons parfois tendance à le négliger.

Une autre amie me disait : « J’étais enceinte mais je savais qu’il y avait quelque chose qui clochait. Je n’arrivais pas à me projeter dans cette grossesse. »

Instinct vérifié quelques temps plus tard par une grossesse extra-utérine.

Profitons de la grossesse pour développer notre instinct maternel !

La grossesse est pour moi le moment opportun dans une vie pour se relier à son INSTINCT. C’est tellement bon de se faire confiance et d’être en lien à son bébé. Même si j’ai parfois besoin d’une confirmation médicale, comme l’amniocentèse par exemple pour rassurer mon conjoint, j’entretiens mon INSTINCT maternel. Les deux ne sont pas incompatibles et font bon ménage !

Si vous aussi vous êtes enceinte, pourquoi ne pas tester la reliance à son instinct maternel : essayer de sentir ce que l’on ressent et se dire que ça a autant d’importance que ce nous dit la voisine, la belle-mère ou le docteur. Prendre du temps pour soi, se centrer, s’aligner, se détendre.

Et vous, qu’en pensez –vous ?

N’hésitez pas à partager vous aussi votre position et votre ressenti 😉

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